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Je donne

Des femmes forgent l’avenir de McGill grâce aux dons testamentaires

Une tendance philanthropique en plein essor et aux retombées bien réelles 

Une femme qui sourit

La Dre Geeta Ishwar Gupta, qui a enseigné au Département de médecine de famille de McGill. Après son décès en 2024, le Prix de la résilience Dre Geeta Ishwar Gupta a été créé en sa mémoire.

Au cours des dix dernières années, l’Université McGill a observé une tendance inspirante – un nombre toujours plus grand de femmes font des dons testamentaires. Ces dons généreux, profondément personnels et mûrement réfléchis, s’inscrivent dans un mouvement plus large porté par des femmes déterminées à bâtir un avenir meilleur sur le campus comme ailleurs.

Le nombre d’hommes et de femmes ayant fait des dons planifiés à l’Université est demeuré à peu près équivalent au cours des dix dernières années. Toutefois, bien que les dons testamentaires à McGill aient varié entre 500 $ et 11 millions de dollars, la majeure partie des sommes reçues provenait de successions de femmes. L’écart s’est accentué après 2020, l’année où les femmes ont été à l’origine de près de deux tiers du montant total reçu, alors qu’elles représentaient moins de la moitié de l’ensemble des donatrices et donateurs.

« Ce qui rend cette tendance aussi particulière, c’est qu’elle concerne toutes les sphères de la communauté de McGill, explique Cynthia Gordon, administratrice des successions à McGill. Des femmes de tous horizons redonnent à McGill – professeures et employées de longue date, diplômées de toutes les générations et même des amies de l’Université qui n’ont jamais étudié ici, mais qui se sentent profondément liées à la mission de McGill. » Elle ajoute que, bien que ces femmes viennent de milieux différents, elles ont toutes le souhait de faire un don qui aura des retombées bien réelles.

Ces femmes choisissent de donner pour de nombreuses raisons. Certaines aiment la réputation enviable de McGill, la qualité de son enseignement et son excellent classement mondial. D’autres auraient souhaité fréquenter McGill, mais n’en avaient pas les moyens financiers et souhaitent aujourd’hui créer des occasions pour les prochaines générations d’étudiantes et d’étudiants. Beaucoup de donatrices sont des employées de longue date, comme des professeures, des bibliothécaires et des membres du personnel, qui souhaitent redonner à l’institution qui a marqué leur carrière professionnelle ou où elles ont vu l’impact direct des dons.

Les dons testamentaires de ces femmes vont à diverses causes, allant des bourses d’études à la recherche de pointe. Certaines le font aussi à la mémoire d’êtres chers ou pour préserver un lien familial significatif avec McGill.

Mary H. Brown, M.A. 1933, illustre parfaitement l’impact des dons testamentaires. Ayant travaillé dans le domaine de la santé mentale, Mme Brown reconnaissait toute la valeur du bien-être étudiant. Elle a choisi de faire un legs dans son testament en précisant que les fonds devaient être consacrés aux soins médicaux et à la santé mentale des étudiantes et étudiants. Mme Brown est décédée en 1996, mais son héritage perdure grâce au fonds qui porte son nom, lequel soutient des projets spéciaux en santé mentale ainsi que la création d’installations destinées aux soins de santé des étudiantes et étudiants.

Joyce H. Newton, B.A. 1958, n’a pas seulement obtenu son diplôme à McGill, elle a également travaillé aux archives des diplômées et diplômés de l’unité de l’Avancement universitaire jusqu’à sa retraite en 1996. Décédée en 2021, elle a réparti deux legs dans sa succession en : un premier au Département de géographie de McGill, et le second à l’Université Concordia. Ces dons témoignent de la reconnaissance de Mme Newton envers son alma mater, son lieu de travail de longue date et l’enseignement supérieur en général.

Enfin, la Dre Geeta Ishwar Gupta était une médecin de famille pionnière venue s’établir à Montréal depuis l’Inde dans les années 1970. Elle a enseigné au Département de médecine de famille de McGill, au Centre de médecine familiale de l’Hôpital général de Montréal et au Centre de médecine familiale du Centre hospitalier de St. Mary. Au fil des ans, elle a été une superviseure et mentore précieuse pour d’innombrables résidentes et résidents en médecine familiale, tout en défendant les intérêts de patientes et patients issus de communautés mal desservies ou vivant des situations de vulnérabilité. Après son décès en 2024, le Prix de la résilience Dre Geeta Ishwar Gupta, créé en sa mémoire, est remis à une ou plusieurs personnes en voie de terminer leur résidence en médecine de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Il est décerné par le Département de médecine de famille à des résidentes et résidents qui, malgré des obstacles systémiques à leur parcours de formation, ont fait preuve de résilience, d’excellence académique et d’un engagement soutenu envers leurs études.

L’influence financière des femmes continue de croître grâce à leur avancement professionnel, à une espérance de vie plus longue et à une gestion accrue du patrimoine familial. Animées par de valeurs profondes de solidarité, les femmes donatrices redéfinissent donc la philanthropie délibérément et intentionnellement. « Leurs legs à McGill témoignent non seulement de leur générosité, explique Cynthia Gordon, mais aussi de leur confiance en la capacité de l’Université à transformer leurs valeurs en actions concrètes et durables. »

Ces dons testamentaires renforceront l’impact de McGill pour les décennies à venir. Ils favorisent la réussite étudiante, soutiennent l’enseignement et la recherche, et contribuent à faire de l’Université un lieu où les idées, la curiosité et l’innovation peuvent prendre forme. Plus que tout, ils témoignent des retombées réelles que McGill a apportées dans la vie de tant de femmes remarquables.

Des femmes de tous horizons redonnent à McGill – professeures et employées de longue date, diplômées de toutes les générations et même des amies de l’Université qui n’ont jamais étudié ici, mais qui se sentent profondément liées à la mission de McGill. » – Cynthia Gordon, administratrice des successions