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Je Donne

Un symbole de reconnaissance envers l’Université McGill et le Canada

La nouvelle bourse Reed-et-Jennifer-Kaplan pour cliniciens-chercheurs soutiendra les efforts de recherche d’étudiantes et d’étudiants canadiens inscrits au programme MDCM-Ph. D. de l’Université McGill.

Lame de microscope

Reed Kaplan, MDCM 1978, est reconnaissant à l’Université McGill – et au Canada – de lui avoir ouvert de nouveaux horizons. Le neuropsychiatre et neurologue américain souhaite aujourd’hui rendre la pareille aux jeunes Canadiennes et Canadiens inscrits au programme MDCM-Ph. D. de McGill.

Le Dr Kaplan a joué un rôle de premier plan dans la création de la bourse Reed-et-Jennifer-Kaplan pour cliniciens-chercheurs visant à soutenir financièrement les étudiantes et étudiants prometteurs dans leurs projets de recherche. Suivant l’intention du Dr Kaplan, seuls les citoyens canadiens sont admissibles à la bourse.

« Je souhaite depuis longtemps remercier le peuple canadien de m’avoir accueilli. J’ai eu une belle vie et une carrière formidable, et la formation que j’ai reçue à McGill y a largement contribué, estime-t-il. Je voulais offrir en retour quelque chose qui témoigne de ma reconnaissance et qui soutienne la mission de McGill. »

Lorsqu’il est arrivé à McGill, Reed Kaplan n’aurait pas pu se douter de tout ce qui l’y attendait.

Dr Reed Kaplan

Après des études de premier cycle en psychologie au City College de New York, le jeune Reed Kaplan cherchait sa voie. Des amis proches étaient partis à McGill pour faire des études supérieures en psychologie clinique. Ils m’ont invité à les visiter pour voir si je me plairais à Montréal. En fait, je connaissais déjà la ville et je l’aimais beaucoup. »

Une fois à Montréal, il a décidé de s’y installer.

« J’ai eu l’audace – ou la naïveté – de me présenter directement au Département de psychologie de McGill et de demander du travail. »

Il n’aurait pas pu mieux tomber. « On m’a offert deux emplois formidables : un poste au laboratoire du professeur Dalbir Bindra et un poste d’auxiliaire d’enseignement dans le cours d’introduction à la psychologie de Donald Hebb, figure incontournable de la psychologie physiologique. C’est ce qui m’a permis de passer deux merveilleuses années à apprendre le travail en laboratoire et l’enseignement », se rappelle Reed Kaplan.

« Donald Hebb m’a pris sous son aile et est devenu mon mentor. C’est lui qui m’a fait comprendre que mon avenir se trouvait du côté de la médecine, plutôt que de la psychologie. Il avait vu juste. Grâce à lui, j’ai appris le b.a.-ba du fonctionnement du cerveau et de la maladie. »

Le mentor a également encouragé son protégé à assister aux séminaires présentés au Neuro par des scientifiques renommés : Wilder Penfield, Brenda Milner, Peter Milner, Frederick Andermann et Pierre Gloor.

« J’étais fasciné par toutes ces connaissances, et je me suis passionné pour l’application de la biologie, de la neurologie et des neurosciences en psychiatrie. Je suis entré à l’École de médecine de McGill avec la bénédiction et les encouragements du Dr Hebb. »

Reed Kaplan se souvient avoir visité le Musée Rutherford lorsqu’il était étudiant. On pouvait y voir certains des outils qu’Ernest Rutherford, titulaire d’un prix Nobel, a utilisés pour mener ses travaux avant-gardistes à McGill. « J’aimais étudier au Musée. Je trouvais le lieu inspirant. »

« Il y avait un prêtre fantastique à McGill : Stanley Kennedy. Le vendredi matin, nous avions l’habitude de déjeuner ensemble et de discuter de mes études. Il a compté parmi les personnes qui avaient ma réussite à cœur à McGill. » Stanley Kennedy a aidé Reed Kaplan à décrocher un stage en médecine tropicale au Kenya. « Cette expérience a changé ma vie. »

Le Dr Kaplan indique que ses liens avec McGill ont continué de porter leurs fruits des années après la fin de ses études. Par exemple, une ancienne camarade de classe lui ayant fait part d’un poste intéressant à Lake Placid, sa ville natale, il a eu la chance de superviser les services médicaux aux Jeux olympiques d’hiver de 1980, grâce en partie à sa formation en médecine d’urgence à McGill. « C’est l’une des nombreuses expériences incroyables que mes liens avec l’Université McGill m’ont permis de vivre », explique-t-il.

Reed Kaplan a obtenu une bourse Wilder-Penfield et a effectué une résidence en neurologie et neurochirurgie au Neuro. Il s’est ensuite installé dans la région de la baie de San Francisco, en Californie, et a été stagiaire postdoctoral et résident en psychiatrie à l’Université de Stanford, où il est devenu directeur médical de l’École de médecine. Il a ouvert son cabinet de neurologie comportementale et de neuropsychiatrie il y a 40 ans, tout en poursuivant ses activités à Stanford à titre d’enseignant et de chercheur.

« Stanford est un établissement remarquable, mais ce n’est pas McGill, nuance Reed Kaplan. L’Université McGill était beaucoup plus chaleureuse, généreuse et accueillante. Il y avait des gens qui veillaient sur vous et qui se souciaient vraiment de votre formation. Ça se sentait. »

Une femme debout près d'un escalier

Yigu Zhou est la toute première lauréate de la bourse Reed-et-Jennifer-Kaplan pour cliniciens-chercheurs (Photo : Alex Tran)

Reed Kaplan n’a jamais rencontré Yigu Zhou (B. Sc. 2023), mais, d’une certaine manière, il veille sur elle comme d’autres ont veillé sur lui à McGill. Yigu Zhou est la toute première lauréate de la bourse Reed-et-Jennifer-Kaplan pour cliniciens-chercheurs.

« Je n’avais jamais reçu une bourse aussi prestigieuse, confie la lauréate. Ma mère a une maîtrise, mais je suis la première personne de ma famille à faire une carrière universitaire. C’est vraiment une belle reconnaissance. »

Les recherches de Yigu Zhou portent principalement sur l’analyse des données. « Mon objectif est de mieux comprendre l’analyse des images médicales, car la structuration des données sur l’anatomie humaine engendre de nombreux biais. Or, l’anatomie de chaque personne est unique. Ainsi, les conclusions que nous tirons de ces analyses statistiques pourraient biaiser la manière dont nous soignons certaines populations, simplement parce que leur anatomie est légèrement différente. »

La bourse Reed-et-Jennifer-Kaplan permettra à la chercheuse de consacrer davantage de temps à ses travaux.

« Certains chercheurs occupent un emploi à temps partiel pour subvenir à leurs besoins, explique Yigu Zhou. Cette année, grâce à la bourse, je pourrai travailler uniquement sur ma recherche. »

Le Dr Kaplan explique que cette nouvelle bourse est liée au programme MDCM-Ph. D. en raison de l’importance qui y est accordée à la recherche.

« Depuis mon stage au Kenya, dans les années 1970, j’ai vu beaucoup de malades, de cas de malnutrition et de personnes souffrantes qui auraient pu être traités plus efficacement s’il y avait eu un meilleur accès aux technologies médicales. Il faut toujours chercher à améliorer les choses. »

« Sir William Osler était connu pour l’importance qu’il accordait à l’application de la science en médecine et à la prise en charge bienveillante des patients », rappelle le Dr Kaplan, au sujet du diplômé le plus influent de la Faculté de médecine de McGill. « Je crois que la formation reçue à McGill donne aux diplômées et diplômés les moyens de porter la vision d’Osler, comme j’ai moi-même pu le faire grâce à l’Université McGill et au Canada. »

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